Darty Solo à Servon, le rêve d’un nouvel entrepreneur

Pour mieux comprendre et vous démontrer, chers lecteurs, le concept de Darty Solo, nous nous sommes rendus à l’inauguration d’un des premiers points de vente à Servon en Seine-et-Marne. Rachid Haouli rêvait depuis toujours de devenir entrepreneur, grâce à Darty, c’est chose faite. Mais, l’aventure ne fait que commencer pour ce franchisé qui doit maintenant transformer l’essai. Cependant, avec une expérience en béton armé dans les métiers du meuble et de la cuisine, et un magasin modèle (un vrai petit bijou), notre héros du jour semble avoir mis tous les atouts de son côté. D’ailleurs, Benoit Jaubert, Directeur Général opérationnel de Darty ne s’y trompera pas lors de l’inauguration et se déclarera bluffé par la qualité du point de vente.

Le sixième Darty Solo se situe à Servon, une commune de Seine-et-Marne à une vingtaine de kilomètres de Paris. L’emplacement, sis dans le nouveau centre Commercial Eden 2 (50 000 m2), au bord de la RN 19, est excellent. En effet, il s’agit d’un centre commercial plus écologique et plus humain que les traditionnelles boites de bétons alignées les unes à côté des autres de la plupart de ce type d’endroits. Au milieu de 250 arbres et plantes, le consommateur déambule dans une véritable promenade piétonnière. Autre avantage, les promoteurs du site ont estimé à 365 000 habitants, les prospects de la zone de chalandise. Mais, partons à la découverte de ce point de vente à taille humaine (260 m2) et de son propriétaire, Rachid Haouli.

Un vrai professionnel

Rachid Haouli a l’âge de la maturité, 37 ans, et de l’entrepreneuriat. Ne dit-on pas qu’il faut avoir créé sa première société avant 40 ans ? Son parcours est exemplaire. Agé de 19 ans, et étudiant (Deug de droit et d’économie à Créteil), il postule pour un job d’été chez Atlas. C’est la révélation : en un mois, il est classé dans les 5 meilleurs vendeurs du point de vente. « Je me suis découvert une véritable passion pour la vente », nous confie-t-il. Puisqu’il a trouvé sa voie, pourquoi poursuivre des études fastidieuses ? C’est dit, il arrête la Fac et se consacre à plein temps à ce qui est devenu sa carrière. Très vite, il découvre “l’esprit de service” qui ne le quittera plus. En 2008, le directeur du magasin lui propose de reprendre le rayon cuisine qui était en chute libre. : « Il fallait rebooster, l’équipe, apporter de la fraicheur et surtout tout revoir avec un oeil neuf », se souvient-il. Sacré challenge, d’autant qu’il n’a aucune expérience de la cuisine : « Je n’ai eu droit qu’à une semaine de formation et puis j’ai été jeté dans le bain », se souvient-il. Heureusement, notre héros apprend vite. Il aurait pu continuer longtemps à ce poste qui le passionnait si le groupe Rapp (propriétaire d’Atlas) n’avait connu de sérieux problèmes. Nous sommes en 2012. Une enseigne de marque française le recrute et il prend la direction de leur nouveau point de vente à Vélizy-Villacoublay. Le dépaysement est total : « Pas facile de passer d’un magasin de 6 000 m2 à un point de vente de 300 m2, ni d’un généraliste meuble à un spécialiste cuisine », commente-t-il. En effet, la clientèle est différente : un prospect qui vient chez Atlas est d’abord attiré par le meuble, alors que dans cette enseigne, le projet porte d’abord sur la cuisine. Par conséquent, il faut être beaucoup plus à l’écoute. « Le client d’un spécialiste cuisine nécessite un traitement particulier. L’approche est différente. Il faut mettre en avant le conseil, la pose et le service. Mais surtout, en ces temps où certaines enseignes de cuisine, à cause de pratiques contestables, avaient entamé l’image du métier, il fallait rassurer ». « Cette enseigne de marque française était (et est toujours) une machine bien rodée », commente notre interlocuteur. Les talents des deux protagonistes conjugués font merveille : résultat un CA de 2,5 millions la première année et une augmentation régulière de 20 % par an. Là, il apprend vraiment le métier : il construit la notoriété du point de vente et développe le bouche-à-oreille. Ayant embrassé tous les aspects de son métier, il est mûr pour devenir son propre patron. C’est ainsi qu’en 2018, il découvre, grâce à une interview de Benoît Jaubert (Directeur général de Darty), le projet Darty Solo et y postule. Voilà comment, deux ans plus tard, le 18 septembre, il ouvre, en même temps que le Centre Commercial d’Eden 2, le point de vente de Servon. Outre l’intérêt du site, il se situe à 10 minutes de chez lui. Cette proximité faisait d’ailleurs partie de son cahier des charges, car il ne voulait plus sacrifier sa famille (son précédent poste à Vélizy lui demandait 2 heures de transport par jour). Que demander de plus ?

Les bases de la réussite

Restait à trouver l’emplacement le local et le financement. Ce dernier (300 000 euros) s’est monté grâce à des concours bancaires : le nom de Darty constitue un bon sésame ! Dernière étape, mais non la moindre, souligne-t-il, recruter l’équipe « Car les bons vendeurs sont durs à trouver ». Mais là encore, le nom de Darty sécurise. C’est ainsi qu’il a pu convaincre d’anciens collaborateurs de le suivre : « Je travaille avec eux depuis 10 ans », se félicite-t-il. L’équipe de Servon comprend trois personnes en sus du propriétaire. Notre interlocuteur nous avoue avoir été séduit par l’équipe franchise de Darty (sous la houlette de Michel Fleys). « Non seulement, ils sont disponibles, mais également très à l’écoute. Dans la plupart des autres franchises de cuisine, le concept est extrêmement rigide. Là, j’ai pu participer à l’élaboration des plans du magasin avec les designers Darty et valoriser mon expérience », nous dévoile notre hôte. C’est ainsi que certaines modifications qu’il a apportées pourraient être reprises chez les autres franchisés.

En scène !

Et maintenant que nous avons monté le décor, il est temps de jouer la pièce. Comment a réagi la clientèle ? « Au début nous avions beaucoup de curieux, révèle Rachid Haouli. Nombreux étaient ceux qui pensaient qu’il s’agissait d’un Darty électrodomestique. Effectivement, il n’y a pas de Darty à proximité. Les deux plus proches sont à Melun et Bonneuil. Mais comme, nous pouvons vendre l’ensemble du catalogue Darty, j’ai pu contenter, même ces clients. Pour les autres visiteurs, l’offre Darty cuisine a été une belle découverte ». Effectivement, le fait d’avoir accès à l’ensemble de l’offre Darty est un plus très important. La plupart des cuisinistes perdent des ventes en électroménager, faute de stock et surtout de prix compétitif. Le + Darty avoir du stock en plateforme qui nous permet de vendre avec livraison et mise en service directement chez le client en 24/48H. Lors de la livraison, la cuisine et l’électroménager sont systématiquement déballés devant le client ce qui lui évite de mauvaises surprises par la suite. Autant d’avantages concurrentiels que Rachid Haouli souligne. Mais quid de l’offre de meuble de cuisine ? Satisfait-elle les prospects et estelle adaptée aux demandes ? Notre interlocuteur s’en déclare fort satisfait et là encore met en valeur un plus que Darty Solo est le seul à proposer : 3 fournisseurs dont 2 qui nous permettent le personnalisation des façades, des caissons et la possibilité de choisir sa couleur au RAL ; la hauteur modulable des caissons et du plan de travail, qui s’adapte à toutes les morphologies y compris aux handicapés. « Le Contrat de Confiance (et à fortiori le nouveau) est toujours un argument de poids pour les clients. Le fait d’avoir un numéro de SAV dédié est particulièrement apprécié. Je tiens également à saluer le réseau de poseur de Darty. Eux aussi signent la charte de qualité. Ils sont essentiels, car ce sont eux, qui, à la finale, sont responsables de la satisfaction client, puisqu’ils interviennent en dernier ». Rachid Haouli est satisfait de ses premières semaines. Le panier moyen de 12 000 euros est conforme à ces attentes et l’objectif qu’il s’est fixé (2 millions d’euros la première année) lui semble réaliste. Ensuite, il table sur une augmentation de 10 % par an. Pour soutenir son développement, notre héros a prévu un budget de communication. Il va tout d’abord s’associer à la promotion du Centre Commercial. Ensuite, il table sur le parrainage qu’il va mettre en place. Mais son axe prioritaire sera de se faire connaître sur Internet en achetant des mots clés sur Google. Nul doute que d’ici à quelques années (et peut-être même avant), Rachid Haouli aura atteint son but à peine avoué : se placer dans le top 5 des Darty Solo !